Lao-Tzeu l’a dit : il faut trouver la voie (vers la boîte mail)
Si vous avez lu le précédent article et avez appliqué à la lettre les commandements qui y sont édictées, vous disposez désormais d’une newsletter structurellement apte à trouver le chemin des boîtes mails de vos destinataires. Mais le fond étant aussi important que la forme, il va vous falloir vous armer de patience avant de sereinement appuyer sur le bouton envoi et faire partir votre lettre électronique.
Tu tourneras 7 fois ton clavier dans ta bouche avant de mailer
La plupart des outils de messagerie sont très réceptifs aux termes que vous pouvez employer dans vos mails, tout comme à la mise en forme que vous pouvez utiliser. Pour vous assurer de ne pas subir le châtiment implacable de l’antispam, veillez donc à ne pas trop varier les polices, les couleurs et autres éléments de mise en forme.
De même, vérifier que le vocabulaire employé est conforme et ne contient pas de termes ambiguë pouvant être mal interprété (tout ce qui a ainsi trait à la gratuité, aux régimes et autres pilules bleues sont lourdement sanctionné par les antispams). Autre point important : un titre de mailing ne doit jamais être en majuscule, et le contenu doit comporter un minimum de caractères comme le ! Un seul mot mal interprété dans une newsletter peut ainsi faire basculer celle-ci dans les profondeurs… du dossier Courrier Indésirable.
Tu n’enverras pas de mail à l’insu de ton prochain
Il s’agit certes d’une vérité évidente, mais qu’on oublie trop souvent lors de la mise en place d’une base d’email. Chacun des emails doit avoir été recensé avec l’accord du propriétaire : c’est ce qu’on appelle une base opt-in. Il ne faut ainsi pas ajouter à un mailing des personnes qui n’en auraient pas expressément fait la demande, que ce soit en cochant une case ou en acceptant vos conditions générales d’utilisation.
Ce pré-requis est expressément nécessaire lorsque vos destinataires sont des particuliers. Concernant des adresses mails professionnelles, l’opt-out est depuis 2005 admis par la CNIL, sous réserve que l’objet du mail corresponde avec le statut du destinataire. Un niveau supplémentaire de validation existe : le double opt-out, qui demande à la fois acceptation de l’utilisateur et confirmation préalable de cette acceptation par mail.
Subir le courroux divin
Si malgré tout ça, votre newsletter n’aboutit pas dans la boîte de réception de vos destinataires, et se trouve affublé du sinistre label SPAM, il n’est pas encore trop tard. En effet, il existe certains systèmes qui permettent à un site de montrer « patte blanche » auprès des plateformes de mails. La principale étant le SFP records, qui demande juste l’ajout d’un enregistrement précis au niveau DNS pour valider l’utilisation d’un domaine comme émetteur de mail http://www.openspf.org/.
Mis à part Yahoo et Hotmail, qui ont une politique personnelle en la matière (comprendre qu’ils demandent des informations complémentaires au SFP records), vous assurer de l’existence de SFP Records pour le nom de domaine à partir duquel vous émettez (dans le cas d’un serveur ou d’une adresse IP dédiée) permet de vous affranchir de la quasi-totalité des soucis engendrés par une trop grande émission de mail à partir d’un même serveur.
Crédit photos : Mike Traboe, Amitel et KM Photography